4 Février 2014
Faut pas tenir compte de la date sur les photos, la date n'avait pas été réglé.
Concarneau est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Troisième commune du Finistère par sa population, chef-lieu d'un canton et d'une communauté d'agglomération , Concarneau, qui inclut les anciennes communes de Beuzec-Conq et Lanriec, est une ville située sur la côte cornouaillaise dans la Baie de La Forêt.
La ville s'est constituée au Moyen-Âge à partir de la ville close située dans l'estuaire du Moros. Cet abri naturel a permis le développement du septième port de pêche français en tonnage débarqué et d'importants chantiers navals.
Sa situation sur le littoral et son patrimoine historique en font aujourd'hui une destination touristique bretonne de premier plan.
La ville de Concarneau est construite autour de la ville close. Des faubourgs se sont développés sur le continent autour de cette « île-cité ». Ce n'est que récemment dans l'histoire de Concarneau que la ville est sortie de ses remparts.
Les premières traces de civilisation à Concarneau n'ont pas été retrouvées dans la ville close mais autour de la baie. La densité de l'habitat et les profonds remaniements de sols créés par les différentes constructions peuvent expliquer cette absence d'artéfacts.
Tout autour de Concarneau, on peut trouver des mégalithes attestant de la présence de civilisation au Néolitique.
L'acte le plus ancien, dans lequel est fait mention de Concarneau est le carticulaire de l'abbaye de Landévennec. Cet acte écrit aux alentours de 1050 ne cite pas directement Concarneau (ou tout autre nom désignant Concarneau), on y lit : Ego Gradlonus do sanclo Uuingualeo…, locum sancli Uuingualet in Buduc, V villas Traduit en Moi, Gradlon, je donne à Saint-Guénolé, le lieu de Saint-Guénolé, en la paroisse de Beuzec, cinq maisons.
Saint Guénolé (461 - 532) est le fondateur de l'abbaye de Landévennec. À l'époque, la paroisse de Beuzec regroupe l'actuel quartier de Beuzec et l'îlot de Conq. Les maisons dont il est fait référence furent constituées en prieuré sur la partie la plus haute de l'île. Aujourd'hui on peut situer cet endroit sur la place Saint-Guénolé. Les moines de Landévennec vont donc construire leur prieuré, et aider au développement de la cité.
Selon d'autre sources, Concarneau aurait été fondée par Concar fils d'Urbien et petit-fils du roi Judicaël. Il aurait chassé les pictes présent et se serait donc installé sur l'îlot rocheux de Concarneau. Concar baptise en 692 la ville Concar-Keroneos ou Conkerneos qui se traduirait par Concar, fils d'Urbien. Concar meurt en 725. Concarneau est pris par les Francs en 799, mais reprise par les bretons en 809.
L'îlot rocheux est défendu par des fossés profonds avec retranchements de terre surmontés de fortes palissades en troncs d'arbres entourant un château.
La population a beaucoup augmenté. Une église est construite, la chapelle du prieuré étant devenue trop petite. Cette église étant toujours dans la paroisse de Beuzec. Conc est chef-lieu d'une châtellerie ducale. Le duc Jean II fait construire un auditoire pour la cour ducale.
À cette époque il y a un sénéchal et les officiers ordinaires d'une justice, procureurs, sergents, notaires, etc. Une communauté constitué de bourgeois, de négociants et de pêcheurs vit dans la cité protégé semble-t-il par un donjon ou une tour fortifiée.
Au XIIe siècle, seulement cinq villes de Bretagne (Rennes, Nantes, Vannes, Aleth et Dinan) sont ceinturées par un mur en pierre, le plus souvent il s'agit des fortifications gallo-romaines.
Il ne paraît pas possible de dater exactement la première ceinture murale en pierre, mais la période du xiiie siècle ou début du xive siècle est la plus probable.
L'îlot fortifié est alors classé comme quatrième place forte de Bretagne. Bastion placé en avant-garde pour la défense du duché puis du royaume, la ville deviendra l'enjeu de nombreux combats et rivalités, notamment entre les Anglais et les Français. En 1373, après trente années d'occupation anglaise, Du Guesclin prend la ville et passe la garnison au fil de l'épée.
En 1489, le vicomte de Rohan assiège la ville, qui ne tarde pas à succomber.
Le 17 janvier 1576, Concarneau est surprise par trente gentilshommes du pays qui professaient la religion réformée, ligués avec les protestants de la Rochelle. Deux heures plus tard, la ville fut investie par huit mille hommes. On eût peine à les forcer sans Charles le Bois, un marchand de Quimper, qui poignarda dans son lit le sieur de Kermahouet, saisit les clefs qu'il avait autour des bras, et s'en fut ouvrir les portes de la ville. Les calviniste furent tous égorgés.
La ville est donnée au duc de Mercœur en 1585.
Dans un premier temps propriété de Fouquet, Concarneau connaîtra de nombreux changements puisque la défense sera améliorée, des navires construits et de nombreux canons fondus pour armer la forteresse de Belle-Isle et pour aider le Surintendant des Finances dans ses plans.
Vers 1680, Vauban visite Concarneau et ordonne des travaux dans l'objectif d'améliorer le système de défense. Les toits des tours disparaissent permettant ainsi l'installation de l'artillerie sur des plates-formes. Ces travaux sont achevés en 1694, Vauban vient les inspecter le 7 juin de la même année.
Jusqu'à la Révolution française, Concarneau compte, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui arment quelques dizaines de chaloupes. Le poisson est pressé, séché et envoyé par charrette aux villes de l'intérieur.
Sous la Révolution française, en 1795, la flottille de pêche concarnoise compte 300 chaloupes. Concarneau commerce ainsi du vin, du blé et surtout du poisson, envoyé par charrette aux monastères et aux villes de l'intérieur du pays. Cette relative aisance est stoppée par les guerres de l'Empire et le blocus des côtes.
Avec la révolution industrielle, la ville se transforme. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la ville close. Cette dernière devient, en cette période, un quartier populaire abritant matelots et sardinières. La Station biologique de Concarneau est fondée par Victor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde.
À partir de 1851, les premières conserveries apparaissent. Elles sont spécialisées dans la sardine et le thon. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. En 1900, la ville compte 30 usines employant 2 000 ouvrières (qui portent la coiffe penn sardin) sur une population de 7 000 habitants. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge Concarneau dans la misère.
Le 19 septembre 1945, la commune de Beuzec-Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau. En 1959, la commune de Lanriec, qui comptait 3 079 habitants au recensement de 1954, est également rattachée.
Les années 1973-1978 sont marquées par une nouvelle crise de la pêche avec l'épuisement des fonds marins et la concurrence des autres pays communautaires.
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