En 2011, j'ai participé à l'essai d'un médicament pour le cœur pendant un an. On ne savait pas si j'avais le médicament ou le placebo. Il fallait aller tous les trois mois à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris. On y allait le plus souvent avec le Renault Master, une fois avec le TGV, mais ce n'était pas facile pour rentrer dans le wagon avec le fauteuil électrique. Quand on arrivait à Paris l'après-midi, on allait à l'hôtel ou à l'appartement de l'afm quand il était libre. Avant d'aller dormir, nous allions nous promener et dîner. Le matin après le petit-déjeuner, on allait à la Salpêtrière faire les tests, en commençant par une prise de sang. L'infirmier s'appelait François Renard, pourtant on n'avait aucun lien de parenté. A l'époque, j'avais déjà le portacath, mais François préférait piquer dans la veine de mon bras. C'était le seul à réussir du premier coup sans me faire mal. Après, c'était au tour de la kiné Valérie. Elle me faisait faire des tests de respiration et me mettait un masque, elle me testait la résistance musculaire des bras et des jambes. Après, il était midi et on allait manger à la cafétéria de l'hôpital. A 14 heures, on se réunissait avec les médecins pour faire le point sur la suite à donner au traitement. Puis on allait à la pharmacie de l'hôpital, récupérer le fameux médicament. A 17 heures, nous reprenions la route pour l'Alsace.
Commenter cet article