30 Novembre 2014
Vendredi, je suis allé à l'APF (Association des Paralysés de France), pour une réunion sur la continuité de mon suivi. Nous sommes arrivés un peu en retard au centre de l'APF d'Illzach, la faute au kiné qui lui même était venu chez moi en retard. Il aurait dû être là à 9h30, il est arrivé 9h45.
A 10 heures la séance kiné était terminée, il a fallu se préparer, en hiver c'est toujours très long pour s'habiller. Ceux qui ont la même maladie que moi ou autres maladies, comprendront. Une fois installé sur mon fauteuil électrique et bien attaché dans le Renault Master, nous voilà partis pour 20 minutes de route. Arrivé à destination, j'ai pris le petit ascenseur pour fauteuils roulants, je le trouve un peu étroit pour un gros fauteuil comme le mien et surtout si une deuxième personne en l'occurrence Pierre (Mon père) est forcé de venir avec moi, il doit rester appuyé sur le bouton si on veut que l'ascenseur monte.
Arrivés au deuxième étage, nous nous dirigeâmes vers la salle de réunion, tout le monde était déjà là. Après avoir dit bonjour à toute l'équipe, la réunion pouvait alors commencer. Nous avons abordé plusieurs sujets sur mon suivi. Un, particulièrement m'a troublé quand monsieur Martin le sous-directeur a parlé de la transition du centre pour jeunes vers un centre pour adultes. Me sentant un peu inquiet, monsieur Martin me rassura en me disant, que ça se ferait progressivement. Mais ça commencera certainement à la rentrée 2015, car derrière ça pousse, beaucoup de jeunes attendent leur tour. Je me pose des questions.
A la fin de la réunion, j'ai demandé si je pouvais prendre une photo de l'équipe pour mon blog, j'ai été surpris de leur réaction. Monsieur Martin a de suite dit qu'il devait réfléchir à ma proposition. Je suis étonné du refus, alors qu'ils veulent que je participe à l'élaboration d'un blog pour l'APF ! Si'il croient qu'un blog ça se fait sans photos, eh bien ça se fera sans moi ! Dire que certains me connaissent depuis 9 ans, je me rends compte maintenant à 16 ans, qu'on n'est que des instruments de travail pour toutes ces personnes. Même si je peux comprendre que ce n'est pas facile de rester toute la journée avec des handicapés et qu'ils ont besoins de prendre du recul pour trouver un équilibre dans leurs vies privées, il y a des mots ou des réactions qui blessent nos cœurs déjà bien malades.
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