27 Novembre 2014
J'ai reçu une boule à neige représentant une demeure du vieux Colmar, c'est mon auxiliaire de vie, Nadia qui me l'a offerte pour mon anniversaire, d'ailleurs Colmar a été élue dans les 15 plus belles villes du monde cette année.
Colmar (prononcé [kɔlmaʁ ] en français, Kulmer [ku:lmër] en alsacien, Colmar ou Kolmar en allemand) est une ville française, la préfecture du département du Haut-Rhin, l'un des deux départements de la région Alsace. Troisième ville de la région après Strasbourg et Mulhouse par sa population, son aire urbaine dépasse les 115 000 habitants. D'un point de vue socio-économique, Colmar est intégrée au découpage pragmatique dit du Centre-Alsace. Ses habitants sont les Colmariens et les Colmariennes.
Colmar est une ancienne ville de la Décapole (créée en 1354), la ligue des dix villes libres alsaciennes faisant alors partie du Saint-Empire romain germanique.
La situation de Colmar, au centre du vignoble alsacien et proche du piémont vosgien, et son climat particulier propice à la culture de la vigne, lui vaut le surnom de « capitale des vins d'Alsace ». Au Moyen Âge, le vin alsacien était déjà l'un des plus prisés d'Europe.
Elle possède un des musée des beaux-arts les plus visités de France, le musée Unterlinden qui abrite le retable d'Issenheim. Également dans le domaine culturel, Colmar est la ville natale du créateur de la statue de la Liberté à New York, Auguste Bartholdi et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi.
Colmar abrite une cour d'appel, bien que le chef-lieu de la région soit Strasbourg. Cette particularité est due à l'élévation de la ville au rang de capitale judiciaire par l'ancien Conseil souverain d'Alsace en 1698. La ville accueille également le conseil général même si l'aire urbaine de Mulhouse représente près de 40 % de la population du département.
La ville s'est associée à Mulhouse pour la création de l'Université de Haute-Alsace, qui est la première université de France à avoir mis en place des formations en apprentissage. Le Centre de formation d'apprentis (CFA) universitaire de l'UHA est encore à l'heure actuelle un des plus importants de France.
Elle est classée ville fleurie « quatre fleurs » depuis 1984 et a obtenu à de nombreuses reprises depuis 1996 le Grand Prix national du fleurissement.
La ville est attestée sous la forme « Columbarium Fiscum » dans un texte du moine Notker Babulus de Saint-Gall daté de 823. Ce toponyme est à mettre en relation avec la présence, sur ce territoire carolingien, d'un imposant colombier. Cette étymologie est commune à de nombreuses localité telles que Colombes ou Coulommiers.
Colmar est au pied du massif des Vosges, la troisième plus grande ville d'Alsace, et la deuxième de son département, après Mulhouse.
La ville est contenue dans centre dynamique et majeur : l'Europe rhénane, comportant près de 10 millions de personnes et s'étendant des Pays-Bas à la Suisse en passant par la Belgique, le Luxembourg, l'Alsace et l'ouest de l'Allemagne.
Le massif des Vosges est aux portes de la ville et les Alpes du nord à environ 2h30 de route.
Colmar, bien que située dans une zone de climat semi-continental comme le reste de l'Alsace, est une des villes les plus sèches de France avec 530 mm de pluie par an, après Marseille (525 mm par an). Les chiffres fournis par Météo-France sont en général plus élevés, les mesures étant effectuées à la base aérienne de Colmar-Meyenheim, distante d'une vingtaine de kilomètres.
Cette faible pluviosité s'explique par la position géographique de la ville, située au piémont des Vosges. Les nuages, bloqués par les crêtes, déversent une grande partie de leur eau sur le versant lorrain. Ce phénomène météorologique s'appelle l'effet de foehn. Pour comparaison, il tombe en un an plus d'un mètre d'eau à Épinal, 1,60 m au col de la Schlucht et seulement 53 cm à Colmar.
Cas extrêmes :
En décembre 1999, la tempête qui balaya toute l'Europe de l'ouest a fait souffler des vents de 165 km/h à Colmar ;
Lors de la canicule au début du mois d'août 2003, la ville a enregistré une température de 40,9 °C ;
Le 4 mars 2006, en l'espace d'une journée, il est tombé plus de 40 cm de neige, ce qui n'était pas arrivé depuis près de vingt ans.
La Lauch et ses affluents (le Brennbaechlein, le Muhlbach, le Sinnbach, le Gerberbach et la Thur) irriguent de nombreux quartiers de Colmar. Le canal du Logelbach, en partie couvert, longe la cité et l'Ill y coule à proximité, à l'est.
Il y a plusieurs siècles, Colmar regroupait, dans son centre actuel, de nombreux quartiers pittoresques. On peut citer le quartier des tanneurs ou le quartier de la poissonnerie.
Actuellement, la ville est composée de neuf quartiers : Le Centre est entouré des quartiers de Sainte Marie, Europe / Schweitzer, Bel Air - Florimont et Saint Joseph / Mittelharth à l'ouest, Saint Léon et Saint Antoine / Ladhof au nord, Maraîchers au sud-est et le quartier sud.
Le conseil municipal crée en 1922, sous les efforts de son futur maire Édouard Richard, l'Office municipal d'habitation à bon marché, dont il sera président de 1935 à 1964, et qui a pour but la création de logements sociaux et de cités-jardins. Entre 1925 et 1932, sont livrés plus de 700 logements dont la cité des Vosges, la cité de la Fecht ou encore la cité-jardin de Wintzenheim.
Cette organisation sera transformée en 1950 en société d'HLM.
Sous l'impulsion de Joseph Rey, maire de 1947 à 1977, la ville fait construire dans des lotissements communaux, 5 000 nouveaux logements entre 1945 et 1963 en particulier dans les quartiers ouest, soit le tiers du patrimoine immobilier de la commune.
L'éclatement géographique de Colmar incite alors le conseil municipal à restaurer le cœur historique de la cité et à le transformer en secteur sauvegardé sur 35 ha (approuvé en 2002).
De même, des plans de rénovation urbaine, essentiellement dans les quartiers ouest, visent à remplacer des immeubles devenus trop vétustes.
De nombreuses édifices ont vu le jour depuis 1995 :
le complexe sportif du Colmar Stadium ;
le parking souterrain de la place Rapp ;
l'hôtel de police ;
la caserne des pompiers ;
le parking couvert et les logements place Lacarre ;
aménagement de l'ancien hôpital en centre média-culture Edmond Gerrer sur 7 888 m2 et réaménagement de la place du 2 Février ;
la piscine Aqualia ;
la rocade ouest ;
le parking couvert rue Saint-Josse.
D'autres sites ont été réaménagés, c'est le cas de la salle de musiques du Grillen ou le marché couvert.
Des grands chantiers sont en cours :
l'extension du musée Unterlinden de 7 900 m2 au cours de laquelle le bâtiment existant sera relié aux anciens bains municipaux, le cours d'eau souterrain sera rouvert et la place publique totalement rénovée ;
la rénovation urbaine des quartiers ouest.
un nouvel hôpital dédié à la mère et à l'enfant ;
D'autres projets de construction sont à l'étude :
un parking souterrain place de la Montagne Verte ;
un gymnase universitaire ;
une rocade sud.
De nombreux parcs et jardins publics sont disséminés à travers la ville. Au total, ce sont 108 ha de verdures et 33 ha de jardins familiaux. Cela vaut à la ville d'être récompensée par quatre fleurs et par le Grand Prix national du fleurissement depuis de nombreuses années au palmarès du concours des villes et villages fleuris.
Le parc du Champ-de-Mars est situé entre la place Rapp au nord et la Préfecture du Haut-Rhin au sud. Il dispose de vastes espaces verts. Au centre, se trouve une fontaine surmontée de la statue de l'amiral Bruat édifiée en 1864 et construite par Bartholdi. Dans sa partie sud-ouest est installé un carrousel avec sa galerie fermée, modèle unique en Europe par son envergure. L'agencement de ce parc rappelle la croix de la légion d'honneur.
Le parc du château d'eau est situé à l'angle de l'avenue Joffre et de l'avenue Poincaré. Il est également appelé parc de la Cour d'appel. Sa superficie est de 13 990 m². Il héberge, comme son nom l'indique, l'ancien château d'eau de la ville érigé en 1884 et classé Monument historique. Une statue représentant Auguste Bartholdi est érigée à l'entrée sud-est du parc. La partie ouest est une magnifique roseraie s'étendant sur 450 m² et composée de 990 plants répartis en 38 variétés.
De nombreux autres parcs et jardins sont disséminés dans la ville, parmi lesquels :
le parc Saint-François-Xavier d'une superficie de 9 980 m2 ;
le jardin Mequillet couvrant 5 753 m2 ;
le square Adolphe Hirn, représentant un jardin à la française ;
ou le square de la Montagne Verte sur 3 273 m2.
À l'est de la ville se trouve le massif du Neuland/Fronholz qui s'étale sur 614 ha et dispose d'un parcours de santé et d'une maison de la nature, association qui a pour thème l'éducation à l'environnement et au développement durable. Le massif du Niederwald/Rothleible quant à lui couvre 778 ha.
La statue de l'Amiral Bruat au centre du parc du Champ-de-Mars. Le carrousel et son kiosque. Le parc du Château d'Eau avec la statue d'Auguste Bartholdi.
Le plus ancien sceau de la ville, utilisé en 1214, fait apparaître les armoiries sous la forme de trois manches munis de boules posées en pal au-dessus du lion de Hohenstaufen.
Depuis 1425, la masse d'armes figure sur le sceau du tribunal. Lors de la confection de « l'Armorial général » sous Louis XIV, on combina les anciennes armes avec le rouge et le vert, couleurs de la ville utilisées pour les habits de livrée du personnel municipal.
Une légende locale raconte qu'Hercule, revenant du jardin des Hespérides, se serait arrêté entre Vosges et Rhin afin de se désaltérer de vin du pays. Il tomba dans un sommeil profond et le lendemain il oublia sa massue. Cette dernière fût retrouvée par les Colmariens qui la rangèrent dans la blason de la ville. Dès lors, les habitants ont hérité du sobriquet Kolbnarren (les fous de la massue).
À la Préhistoire, entre 5000 et 4000 avant notre ère, des groupes humains venant du bassin du Danube ont peuplé les bords du Rhin, comme en témoigne les silex exposés au musée Unterlinden. La présence de l'Ill et de ses confluent (la Lauch, la Thur et la Fecht) y ont fortement contribué. Ils s'identifient à la culture rubanée et sont attestés dans les environs de Colmar.
Une présence celtes est attestée entre 1200 et 800 avant J.-C. grâce à la découverte de plusieurs urnes funéraires.
Dans les derniers siècles avant notre ère et toujours aux environs de la ville, près du Hohlandsbourg, une agglomération de hauteur remontant au Bronze final et se rattachant à la civilisation des champs d'urnes a été découverte et fouillée vers 1968.
Les Raurarques ou Rauraques, dont la capitale est Argentovaria (le futur Horbourg), défendent la Villa Columbaria au moment de l'invasion alamane.
En 378, l'empereur romain Gratien soumet ces envahisseurs germaniques, dont des contingents entiers vont intégrer l'armée romaine et qui dès lors vont commencer à coloniser la région. Ces auxiliaires alamans ne parviendront pas à s'opposer, malgré une résistance acharnée, au passage du Rhin par d'autres tribus germaniques et orientales, comme les Huns, en 406.
Cependant, les colons alémaniques vont devenir peu à peu majoritaires au sein d'une population gallo-romaine, ce qui entraîne la disparition du bas-latin, alors parlé dans la région par ces derniers qui vont adopter le germanique.
C'est aux ve et vie siècle, lors de la conquête de la Gaulle que les souverains francs occupent de grands territoires sur le futur domaine de la ville. Il s'agit là d'un peuple nomades qui construit de grands bâtiments de bois et de pisé (terre argileuse) : granges, écuries, pressoir, cuisine, basse-cour, colombier... et muni au centre d'une construction soignée pour son souverain.
L'aristocratie alémanique va finalement être défaite et massacrée par les Francs, mettant un terme au conflit multiséculaire qui oppose ces deux fédérations de peuples germaniques. La région de Colmar va alors être dominée par les clans mérovingiens et christianisée.
L'acte de donation de Louis le Pieux, rédigé à Francfort le 12 juin 823, mentionne pour la première fois la ville sous le terme « Notre fisc nommé colombier ». L'empereur carolingien cède à l'abbaye de Munster une partie de forêt du fisc de Columbarium, alors habité par quelques domaines fermiers.
À deux reprises, en 883 et 884, Charles III le Gros tient une assemblée où sont présents tous les dignitaires de l'Empire, entre la Meuse et l'Elbe, et au-delà des Alpes et de l'Italie du nord.
Vers 965, le domaine royal carolingien est scindé :
l'Oberhof (domaine d'en-haut) revient au monastère clunisien de Payerne (canton de Vaud en Suisse) ;
le Niederhof (domaine d'en-bas) devient propriété de l'évêque Conrad de Constance.
Vers l'an mil, on y construit une église en lieu et place de l'actuelle Collégiale Saint-Martin. Elle se composait d'une abside carrée, d'un transept de 19 par 8 mètres ainsi que d'une nef de 15 mètres de long.
La ville est détruite par un incendie en 1106.
L'empereur Frédéric Barberousse fait étape à Colmar, sans doute pour signer le traité de Constance (il y repassera en 1156, 1179 et 1186) ainsi que le roi Philippe de Souabe en 121230.
La commune se développe progressivement et accède au statut de ville impériale en 122631, sous la suzeraineté de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen (qui se rendra dans la ville en 1235). C'est à cette époque que commencent à s'installer diverses communautés religieuses, telles que les Franciscains, les Dominicains et les Augustins.
Le prévôt Jean Roesselmann, après avoir libéré les Colmariens de la domination de l'évêque de Strasbourg en 1261, repousse une nouvelle attaque en 1262 au prix de sa vie.
En 1278, Rodolphe de Habsbourg donne à la ville libre du Saint-Empire romain germanique ses Libertés communales. Dans ce document daté du 29 décembre et rédigé en allemand, le Comte affiche quarante-quatre prescriptions relevant du droit pénal, du droit privé et des procédures. Par exemple, pour un meurtre sur le ban de la commune, la punition était la décapitation et la démolition de la maison.
En 1293, la ville tente en vain de se soulever contre le roi Adolphe de Nassau.
Construction du premier hôtel de ville en 1295.
Le premier port de Colmar, le Ladhof (étymologiquement « l'endroit où l'on charge les marchandises »), voit le jour en 1337, au confluent de la Thur et la Lauch. Les marchandises y étaient embarquées jusqu'à Strasbourg, puis vers les pays rhénans.
La Décapole d'Alsace nait en 1342 grâce à l'agrément de Charles IV. Elle compte alors sept villes. Colmar la rejoint le 28 août 1354, pour donner naissance à la confédération des dix villes impériale. Il s'agit du premier syndicat intercommunal de la région. Elles se promettent secours mutuel en cas d'agression extérieure mais n'écartent pas l'idée d'un conflit interne qui serait résolu à l'amiable. Haguenau, ville du Landvogt qui gère depuis le xiiie siècle le domaine impérial peut être considéré comme chef-lieu administratif. Ce regroupement envoie des députés aux diètes de l'Empire et aux assemblés des villes impériales.
La ville se dote en 1360 d'une constitution stable. Le gouvernement est confié aux bourgeois et membres de la corporation.
En 1376 obtient le droit de fabriquer de la monnaie et entre, en 1403, dans l'alliance monétaire du Rappenmünzbund.
Une grande épidémie de peste bubonique frappe la ville en 1418.
En 1469, l'archiduc Sigismond, qui représente l'empereur d'Allemagne en Alsace, a d'impérieux besoins d'argent. Charles le Téméraire lui consent un prêt mais réclame en gage une partie de la province. Dans la région concédée, il délègue un bailli, Pierre de Hagenbach. Sa cruauté est telle que les villes d'Alsace se hâtent de rembourser le Téméraire. Mais Hagenbach refuse de céder la place. Battu et fait prisonnier, il est condamné à avoir la tête tranchée. L'honneur de l'exécution revient au bourreau de Colmar, en 1474. La tête de Hagenbach, momifiée, est conservée au musée Unterlinden, ainsi que le glaive du bourreau.
Le Koïfhus est achevé en 1480. Il sert à la fois de magasin pour les marchandises, de bureau de douane et de lieu de réunion des députés de la Décapole.
En 1512, la communauté juive est exclue de la ville. Elle y était présente depuis le XIIIe siècle et ne trouvera plus droit de cité jusqu'à la Révolution.
Le statut communal est modifié en 1521, le nombre de corporations est rapporté à vingt.
La ville devient un foyer de propagande luthérienne entre 1522 et 1525 grâce aux ouvrages de l'imprimeur Farckall. À la suite de la guerre des paysans, les premiers groupes de sympathisants de la Réforme se rassemblent (affaire du prédicateur Hans, tentative de sédition de l'aubergiste Bader).
Malgré la ralliement de nombreuses villes alentour, la Réforme ne parvient pas à s'introduire à Colmar. L'échéance est retardée notamment par le prédicateur dominicain Jean Fabbri et le prieur des Augustins Jean Hoffmeister.
En 1555, la paix d'Augsbourg rétablit officiellement la coexistence du catholicisme et du luthéranisme dans l'Empire.
Le magistrat est renouvelé en 1564 et voit arriver des hommes neufs favorables à un changement de situation.
La réforme luthérienne est introduite en 1575, un demi-siècle après Strasbourg ou Bâle.
Le 14 mai, le conseil de la ville, sous la direction de l'Obristmeister Michel Buob, autorise le culte protestant à côté du culte catholique.
Le lendemain a lieu le premier culte protestant en l'église des Franciscains, officié par le pasteur de Jebsheim Jean Cellarius.
La ville échappe de peu aux violences de la guerre des paysans en 1525.
En 1528, le médecin-alchimiste Paracelse se réfugie à Colmar avant de reprendre sa vie errante.
Le gouvernement de Colmar réglemente, en 1538, la vie des clercs à l'intérieur des couvents à la suite d'abus constatés.
La peste de 1541 fait 1560 victimes dans la ville, les Franciscains sont décimés.
Georges Wickram, considéré comme le créateur du roman populaire en langue allemande, crée en 1548 une école de chanteurs (Meistersingerschule).
L'architecte strasbourgeois Daniel Specklin dote la ville de nouvelles fortifications en 1580.
La guerre de Trente Ans (1618 à 1648) prend fin à la signature des traités de Westphalie. Ils consacrent la victoire de la France et de la Suède sur l'Empire.
Le traité d'Osnabrück permet à chaque confession de récupérer les biens et droits qu'elle possédait au 1er janvier 1624.
Le traité de Münster permettait à la France de récupérer les possessions des Habsbourg, notamment le grand bailliage qui incluait les dix villes impériales de la Décapole.
Guerre de Hollande
Lors de la guerre de Hollande (1672 à 1678), Colmar tente de renouveler ses privilèges impériaux. Elle participe notamment à l'effort de guerre de l'Empire contre les Turcs (Türkenhilfe).
Au printemps 1673, décision est prise de s'emparer de Colmar.
Louvois et le marquis de Coulanges, accompagnés de 500 cavaliers, se présentent aux portes de la ville le 28 août. Il y pénètrent conjointement par les portes de Deinheim et de Rouffach. Les Colmariens sont désarmés le lendemain. 4 000 hommes sont mis à l'œuvre pour démanteler les fortifications qui avaient fait l'orgueil de la ville. Avec leurs restes sera construit un hôpital.
Le 30 août, le roi Louis XIV et son cortège de 200 carrosses se rendent dans la ville pour constater l'avancé des démolitions et prononce ces mots : « Messieurs les Colmariens ne sont plus si glorieux comme ils étaient ! ».
À l'automne 1674, les Impériaux envahissent l'Alsace et le grand Électeur de Brandebourg s'installe à Colmar avec 1 200 hommes. On s'était pris à espérer de nouveau.
Le 5 janvier 1675, le vicomte de Turenne bat les hommes de l'Empire à Turckheim. La peur de subir les mêmes atrocités pousse Colmar à se soumettre aux Français.
Le traité de Nimègue, signé le 5 février 1679, met fin à la guerre. Le lys remplace désormais l'aigle, Colmar est devenu ville royale française.
Le traité de Rueil est signé le 1er août 1635 entre Louis XIII et Colmar, la ville est placée sous la protection du roi, sans pour autant abandonner son statut de ville de l'Empire.
La parité confessionnelle des postes de gouvernement entre catholiques et protestants est instaurée, bien que ces derniers représentent les deux tiers de la population.
En 1683, Colmar accueille la commanderie militaire de la Haute-Alsace (commissaires des guerres, commissaire régional d'artillerie, contrôleur de l'hôpital royal militaire, commissaire provincial des poudres et salpêtres).
Une nouvelle division territoriale relevant de l'Intendant d'Alsace voit le jour en 1695. Colmar devient chef-lieu de subdélégation.
La ville obtient en 1698 le siège du Conseil souverain d'Alsace (anciennement à Ensisheim), devenant ainsi la capitale judiciaire de la province d'Alsace. La première séance date du 22 mai et a lieu dans la maison dite du Wagkeller.
Acquisition de la seigneurie du Hohlandsbourg en 1714 et cessation du prieuré de Saint-Pierre aux jésuites qui sont installés dans la ville depuis 1698.
L'architecte strasbourgeois Jean-Jaques Sarger édifie l'église des Jésuites entre 1735 et 1750, actuellement sur le terrain du lycée Bartholdi.
C'est en 1751 que l'historien Jean-Daniel Schoepflin publie le premier tome de l'Alsatia Illustrata
Voltaire séjourne à Colmar pendant l'hiver 1753-1754, à la suite de son renvoi de la cour du roi de Prusse Frédéric II. Il y effectue des recherches sur l'histoire de l'Empire, avec l'aide appréciable des conseillers et avocats du Conseil souverain dont il dira : « J'ai trouvé à Colmar des avocats qui sont plus instruits de l'histoire de l'Empire qu'on ne l'est à Vienne. Gens d'un mérite solide, communicatifs qui ont de belles bibliothèques et sont entièrement à notre service. Je suis dans le seul pays de France où l'on puisse trouver des secours sur cette matière qu'on ignore parfaitement à Paris. » Les jésuites contestent ses talents d'historiens et dès lors il gardera un souvenir mitigé de son séjour à Colmar. Il parlera de la ville comme d'une « petite ville dévote, remplie de tracasseries, où tout le monde se confesse, tout le monde se déteste ».
Création de l'Académie militaire par Théophile Conrad Pfeffel en 1773. Il s'agit en fait d'un lieu ne s'adressant qu'à des enfants protestants, nobles le plus souvent, et qui leur permettaient de se destiner à une carrière militaire. Il en dira : « Notre établissement n'est pas une école d'élite pour des soldats ou des commerçants, mais une pépinière pour tous ceux qui veulent émerger du vulgaire. » L'école a accueilli 288 élèves en vingt ans.
La ville, promue chef-lieu du Haut-Rhin en 1790, compte alors plus de 13 000 habitants. Étienne Ignace Salomon en devient le premier maire.
En 1791, la ville devient siège de l'évêché constitutionnel du département et la collégiale Saint-Martin est érigée en cathédrale, et ce jusqu'au concordat de 1802.
Hérault de Séchelles convertit le tribunal criminel du Haut-Rhin en tribunal révolutionnaire en 1793. Treize exécutions seront prononcées en quelques mois.
En 1800, la ville devient chef-lieu du département et accueille son premier préfet, Jean-Baptiste Harmand. Son siège se trouve initialement dans l'abbaye cistercienne de Pairis (actuel hôtel de ville), avant de déménager en 1866. La ville redevient capitale judiciaire et reçoit un tribunal d'appel qui deviendra une cour d'appel en 1804. À la suite du coup d'État de Bonaparte, elle devient une cour impériale et la ville retrouve un maire, François Antoine Richter.
Colmar accueille le roi Charles X en 1828, ainsi que le duc d'Orléans et de Nemours en 1831.
L'émeute de la piquette : les Colmariens disposait d'un petit vin de table âpre appelé Bubberi. En 1833, l'administration fiscale voulu le taxer comme les vins des grandes tables. La révolte gronda fin octobre : les ouvriers rejoignirent les maraîchers et les vignerons. Des barricades furent dressées. La garde nationale fut requise mais le texte fut retiré sous la menace du déversement de la piquette dans le ruisseau de la Sinn. Le vicomte de Croismare fut destitué.
L'inauguration de la ligne de chemin de fer Bâle-Colmar-Strasbourg a lieu en 1841.
L'émeute des fagots : en 1842, la municipalité, conduite par le maire Chappuis, décida de taxer le bois de chauffage. Des manifestant occupèrent la mairie en juin et, devant leur détermination à en découdre avec le maire, il fit intervenir un escadron de lanciers venu de Sélestat.
La ville atteint les 20 000 habitants en 1845.
En 1854, une épidémie de choléra sévit sur la ville. 505 personnes sont touchées, en emportant 349. La cause principale en est la propreté des rues et des maisons.
L'émeute des concombre : au plus fort de l'épidémie en 1854 et effrayée par l'hygiène déplorable, l'administration décida d'interdire les aliments à risques, dont le concombre. Les maraîchers, et notamment trois sœurs, s'en prirent au marché à un sergent et à son escouade. Ils furent bombardés de légumes. La police et l'armée durent intervenir pour rétablir le calme. Le maire Chappuis se serait bien passé de cette seconde émeute57.
L'émeute des corbillards : les Colmariens rejoignaient leur dernière demeure au Rappendantz (l'endroit où dansent les corbeaux), accompagnés par des charpentiers, serruriers, sculpteurs et porteurs. En 1855, la ville voulut confier les enterrements à une société de pompes funèbres. Les premiers corbillards durent travailler entourés de gendarmes et de policiers. L'affaire déplut au préfet qui fini par destitué le maire Chappuis.
Débutant le 19 juillet 1870, la guerre oppose la France du Second Empire et le royaume de Prusse. Le 14 septembre, Colmar s'illustre par la résistance de ses habitants au pont de Horbourg, épisode auquel participe Bartholdi.
L'Alsace est particulièrement meurtrie, de nombreux combats ont lieu. Le bombardement de Strasbourg a notamment entraîné la destruction d'un manuscrit du XIIe siècle, le Hortus deliciarum.
Le français est banni des textes officiel en 1883.
Le conflit prend fin le 29 janvier 1871 et la France, défaite, signe le traité de Francfort le 10 mai suivant et donne l'Alsace et la Moselle. Colmar devient chef-lieu du district de la Haute-Alsace dans le Reichsland d'Alsace-Lorraine. Le Conseil municipal reste en place et les élections à l'Assemblée Constituante française sont tolérée par l'occupant. Une disposition libérale du traité permet à plus de 3 000 habitants de prendre la nationalité française.
Début xxe siècle
Ouverture d'une ligne de tramway en 1902 qui relie la gare au canal. Une seconde ligne verra le jour en 1914 entre les routes de Bâle et de Strasbourg.
Visite officielle de Guillaume II en 1908.
En 1910, la ville compte 43 800 habitants, dont 4 000 militaires.
La première Guerre mondiale début le 4 août 1914. Le 23 août, des patrouilles de chasseurs à cheval français pénètrent dans la ville et laissent espérer une libération rapide. L'armée se repliera sur les Vosges.
Quatre personnes meurent dans des bombardements le 8 août 1917. D'importants dégâts sont occasionnés aux bains municipaux et à l'école d'Unterlinden. Le 16 août, un combat aérien oppose 14 appareils allemands à des avions français.
La guerre prend fin le 11 novembre 1918. Le 22, la ville acclame l'arrivée du commandant en chef des groupes armées de l'est, le général Castelnau.
Les représentants du gouvernement Clemenceau et Poincaré arrivent en ville le 10 décembre.
D'autres personnalités suivront comme Joffre et Foch.
Le traité de Versailles signé le (28 juin 1919) met fin à la guerre et rend à la France ces territoires perdus.
En 1928 a lieu le « procès de Colmar » contre les chef autonomistes alsaciens. Cela fait suite au malaise suscité entre autres par les déclarations d'Édouard Herriot (le 17 juin 1924) qui voulait introduire l'ensemble de la législation républicaine dans la région.
La France entre en guerre le 1er septembre 1939 et les Allemands entrent à Colmar le 17 juin 1940, l'Alsace est annexée de fait. Il s'ensuit une brutale germanisation et nazification. Des monuments sont saccagés comme la statue de l'amiral Bruat et la statue du général Rapp. La région reste cependant juridiquement sous souveraineté française.
En 1942, les Allemands démantèlement le réseau de résistance colmarien, actif depuis 1940, et emprisonne ses responsables.
Le 25 août, une ordonnance rend obligatoire le service militaire. 123 000 jeunes sont contraint d'endosser l'uniforme de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS, 40 000 n'en reviendront pas.
Le 18 septembre 1944, un train de munitions explose à la gare de marchandises provoquant des dégâts dans un rayon d'un kilomètre.
Le 2 février 1945, Colmar est la dernière ville alsacienne à être libérée de l'occupation nazie, après une longue résistance de la poche de Colmar.
Le général de Gaulle se rend dans la ville libérée le 10 février et y reviendra en tant que président de la République le 20 novembre 1959.
En 1946, la ville reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec palme.
La première foire régionale des vins d'Alsace a lieu en 1948, ancêtre de l'actuelle foire aux vins d'Alsace.
Colmar lance sa reconversion industrielle en créant une vaste zone industrielle au nord de la ville en 1958. La société américaine Timken s'y installe en 1959.
La ZUP est créée en 1959 afin d'accueillir 12 000 personnes.
L'aéroport de Colmar - Houssen est ouvert en 1964.
En 1966, à la suite d'un arrêté interministériel, une grande partie de la ville historique devient secteur sauvegardé. Il sera étendu en 1972.
Restauration du quartier des tanneurs entre 1968 et 1974.
En 1975, Colmar compte 64 000 habitants et inaugure sa première zone piétonne.
Le Musée Unterlinden dépasse les 350 000 visiteurs en 1978 et devient le musée de province le plus visité de France, notamment grâce au retable d'Issenheim.
Inauguration du premier festival international de musique en 1979.
La rocade de contournement est de Colmar voit le jour en 1995.
En 2000, la ville retrouve un théâtre flambant neuf, une place Rapp redessinée et débarrassée de ses voitures ainsi qu'un théâtre de plein air agrandi et modernisé.
Légendes
Le fantôme de la laitière : on pourrait observer certaines nuits dans la rue des Augustins la silhouette d'une femme en chemise de pénitente blanche. La laitière, qui aurait ajouté de l'eau à son lait, a été condamnée à revenir sur les lieux de son forfait et à plonger sa jatte dans le puits se trouvant dans la rue.
La bête de la ville : un veau terrifiant, le Nachtkalb, roderait les nuits dans la rue des Clés. Il chargerait les animaux égarés et les touristes avinés.
La mystérieuse tête de cheval : certains jours de l'année à minuit, dans certains escaliers, on pourrait entendre hennir et voir courir la tête décharnée d'un cheval.
Le vignoble d'Alsace, apprécié depuis le Moyen Âge et omniprésent à l'ouest de la ville dans le piémont vosgien, bénéficie d'un climat particulièrement favorable. La ville, située à proximité de la route des vins d'Alsace, dispose de son propre domaine viticole qui s'étend sur 25 ha Il fut fondé en 1895 par Chrétien Oberlin et exploite des vignes sur les terroirs de grands crus tels que Pfersigberg (à Eguisheim), Hengst (à Wintzenheim), Florimont (à Ingersheim) et Mambourg (à Sigolsheim). Le domaine propose une large gamme de vins de sélection, de réserve, de grands crus, de vendanges tardives, de cuvées spéciales, de crémants, de liqueurs et d'eaux-de-vie. Rappelons que si des AOC Alsace Grand Cru sont vendus dans ce domaine, la commune viticole de Colmar ne se situe pas sur l'aire géographique des Grands Crus, cependant elle a l'autorisation de produire uniquement les AOC Alsace et Crémant d'Alsace.
Le Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace (CIVA), regroupant de multiples syndicats de vignerons-propriétaires, négociants et coopérateurs, siège à Colmar. Cet organisme facilite les relations entre producteurs et acheteurs et procède à des études sur la production et la commercialisation des vins d'Alsace. Il informe également les consommateurs.
La ville a une superficie de 66,57 km2 (541e rang national) et une population de 67 409 habitants en 2011, ce qui fait de Colmar la 68e ville la plus peuplée de France.
Son aire urbaine comporte 36 communes pour une superficie de 346 km2. Elle compte 126 300 habitants (recensement de 2008).
Au niveau régional, elle est classée 3e tant pour la superficie que pour la population et respectivement 1re et 2e dans le département.
En 2011, la commune comptait 67 409 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans.
Colmar est la préfecture du Haut-Rhin et abrite le siège du conseil général du Haut-Rhin, bien que sa population soit inférieure à celle de Mulhouse. Cette particularité, partagée avec quelques autres communes françaises, date de la Révolution, époque à laquelle Colmar était la plus grande ville du département, Mulhouse étant une cité-état alliée aux cantons suisses.
La ville héberge de multiples organismes départementaux et régionaux : l'Institut national de l'origine et de la qualité, Météo-France, le SDIS, les Comités régional et départemental du tourisme, le groupement départemental de gendarmerie, le centre interdépartemental de déminage, le CIVA et l'Inspection académique du Haut-Rhin entre autres. Colmar abrite aussi un centre de recherche de l'Institut national de la recherche agronomique sur le site du Biopôle Andrien Zeller.
Le conseil général du Haut-Rhin. La préfecture du Haut-Rhin. La mairie, bâtiment abritant les bureaux du maire et de ses adjoints
Carte judiciaire
En 1698, la ville est élevée au rang de capitale judiciaire par l'ancien Conseil souverain d'Alsace. Elle devient la capitale judiciaire de l'Alsace (bien que le chef-lieu en soit Strasbourg) et accueille alors un tribunal d'appel (futur cour d'appel à partir de 1804).
Structures judiciaires installées à Colmar :
Maison de justice et du droit ;
Conseil de prud'hommes ;
Tribunal pour enfants ;
Tribunal d'instance ;
Tribunal de grande instance ;
Cour d'assises ;
Cour d'appel.
De grands procès se sont déroulés à Colmar. On peut citer celui en appel en 2008 de Pierre Bodein dit « Pierrot le Fou » ou l'affaire du crash du Mont Sainte-Odile (procès en 2006, en appel en 2008).
« On dit de Colmar que c'est un condensé de l'Alsace dans ce qu'elle a de plus typique.[…]. Colmar est aussi une ville de plaisirs et ville gourmande par excellence. Restos prestigieux et winstubs, sortes de tavernes gourmandes qui offrent des plats du terroirs, s'y côtoient. »
C'est pendant les Trente Glorieuses que la ville connait un formidable essor, notamment grâce à Joseph Rey. De nombreux aménagements ont été apportés tel que le port ou l'aérodrome mais surtout l'ambitieux programme de restauration du centre-ville qui est à l'origine de la vocation touristique de Colmar.
Colmar, ville d'art et d'histoire, très restaurée et entretenue, en grande partie « piétonnière » ou « semi-piétonnière » attire chaque année près de 3,5 millions de touristes du monde entier provenant principalement d'Europe, d'Amérique et du Japon.
La rue des Clefs, une des artères les plus commerçantes du centre-ville. Le quartier de la « Petite Venise ».
En période de fêtes, les illuminations de Noël s'intègrent aux éclairages valorisant le patrimoine. Cinq marchés sont présents dans le centre historique dont l'un dédié exclusivement aux enfants.
La route verte
La Route verte croise la route des vins d'Alsace à Colmar et s'étend sur 205 km d'ouest en est, de Contrexéville en Lorraine au lac Titisee en Allemagne. Elle fut créée en 1960 grâce à l'effort de la France et de l'Allemagne, sur une initiative de Joseph Rey, maire de Colmar. Son nom provient des sapins qui se trouvent sur ses côtés
Restauration
La restauration est très développée dans le centre-ville. On y trouve de nombreux winstubs mais aussi deux restaurants étoilés
La ville possède un grand nombre de bâtiments en pan de bois (châtaignier pour la plupart) typiques de l'architecture alsacienne. Leurs couleurs divers, caractéristique tout à fait singulière, est dû à l'interdiction par les Bâtiments de France d'utiliser la couleur blanche, qui serait trop dominante. Sur bons nombres de façades, on remarque la présence de linteaux ou d'enseignes qui fournissent des informations sur le propriétaire du bâtiment.
Construction dans les années 1570 par un viticulteur dont les initiales du couples sont VK et MK. Une enseigne de boulanger sur la façade d'une maison. Enseigne de Hansi pour un boulanger nommé Musslin (noter la souris, « Müs » en alsacien)
On peut citer la maison Pfister avec ses colombages, oriel et peintures murales, le Koïfhus ou ancienne douane qui est un des plus vieux bâtiment public de la ville (1480), le corps de garde qui servait de maison de police et était construit à l'emplacement d'une ancienne chapelle ou la maison Adolph l'une des plus anciennes de la ville (citée dès 1371)
Des édifices religieux remarquable sont présents comme la collégiale Saint-Martin (style gothique), l'église protestante Saint-Matthieu ou le couvent des Dominicains qui abrite conjointement le musée Unterlinden avec son retable d'Issenheim et la bibliothèque municipale qui dispose de plus de 1 200 manuscrits et 3 000 incunables rhénans.
Le style Renaissance allemande et également présent dans la ville avec la maison des Têtes qui doit son nom aux masques grotesques qui ornent sa façade ou la cour d'appel qui est la plus haute juridiction d'Alsace à la suite de l'élévation de la ville au rang de capitale judiciaire en 1698.
Ces monuments baignent dans des quartiers pittoresques : la petite Venise qui doit son nom à l'alignement original des maisons de part et d'autre de la rivière Lauch, le quartier des tanneurs où les tanneurs faisaient autrefois sécher leurs peaux aux fenêtres, le quartier de la poissonnerie qui servait de lieu de vente au poisson frais...
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