24 Août 2014
Cette semaine, je suis allé à la Citadelle de Belfort avec Pierre (Mon père). La dernière fois que j'y suis allé, je marchais encore.
Nous nous sommes garés sur un parking où il y avait des places pour handicapés et ça commençait bien: j'ai du faire un détour parce que les trottoirs étaient trop hauts! Puis, nous avons emprunté le pont-levis qui mène à la vieille ville de Belfort. Ensuite nous nous sommes dirigés vers les remparts, les panneaux indiquaient les endroits qu'on pouvait visiter, nous avons commencé par le Lion de Belfort.
Le Lion de Belfort est une sculpture monumentale en haut-relief du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, située à Belfort en France au pied de la falaise de la citadelle. Elle représente un lion couché et blessé prêt à se dresser qui repose sur un piédestal en rocaillage et commémore la résistance de la ville assiégée par les Prussiens durant la guerre de 1870, et à l'issue de laquelle la zone, correspondant à l'actuel Territoire de Belfort, sera la seule partie de l'Alsace à rester française.
Longue de 22 m et haute de 11 m, ce qui en fait la plus grande statue de pierre de France, elle est constituée de blocs de grès rose de Pérouse (type de grès rouge des Vosges au lieu du calcaire blanc prévu par le conseil municipal de Belfort), sculptés individuellement, puis déplacés sur une terrasse verdoyante et adossée à la paroi calcaire grise de la falaise sous le château de Belfort, citadelle édifiée par Vauban puis remaniée par le général Haxo, pour y être assemblés. Suite à des protestations allemandes alors que l'Europe est dominée par Otto von Bismarck, le fauve — qui devait à l'origine faire face à l'ennemi — a la tête tournée vers l’ouest : « Bartholdi le fit alors le dos tourné à l'adversaire, dans une attitude dédaigneuse. Mais, entre ses pattes, il place une flèche tournée vers la frontière allemande » selon le directeur des musées de Belfort, Nicolas Sur la pierre.
Contrairement à une légende reçue, le lion a bien sa langue : cela a été vérifié lors de travaux au début des années 2000.
L'œuvre symbolise la résistance héroïque de Belfort menée par le colonel Denfert-Rochereau pendant le siège de la ville par l'armée prussienne, qui dura 103 jours (de décembre 1870 à février 1871). Selon Bartholdi, « le monument représente, sous forme colossale, un lion harcelé, acculé et terrible encore en sa fureur » et « le sentiment exprimé dans l’œuvre doit surtout glorifier l’énergie de la défense. Ce n’est ni une victoire ni une défaite qu’elle doit rappeler ».
Le projet, initié le 5 décembre 1871 par le conseil municipal de Belfort et son maire Édouard Meny qui sollicite en 1872 le sculpteur colmarien Auguste Bartholdi (il a participé à la guerre franco-allemande de 1870 en tant qu'aide de camp de Garibaldi), prévoit à l'origine que le mémorial soit érigé sur le « Pré Gaspard » (futur « Cimetière des mobiles », nom en référence au lieu de sépulture des victimes du siège). Bartholdi réalise différents travaux préparatoires pendant 5 ans (il étudie ainsi les lions au jardin des plantes de Paris), influencé par son maître Jean-Léon Gérôme qui aimait le gigantisme des sculptures égyptiennes antiques, il s'inspire notamment du Lion de Lucerne du sculpteur Bertel Thorvaldsen réalisé en 1819 et de Brutus, le lion de Jean-Baptiste Pezon, dompteur et directeur de la « grande ménagerie lozérienne » à Paris. Il inscrit son Lion dans le paysage urbain à la manière du Land art. Les travaux de terrassement commencent en 1875, la dernière pierre n’est posée qu'en septembre 1879.
En raison d'un différend entre la ville de Belfort et Bartholdi sur l’utilisation du reliquat de la souscription d'abord locale puis nationale, il n'y eut pas d'inauguration officielle, à cette époque, mais une inauguration orchestrée par Bartholdi et des Belfortains le soutenant. L'artiste finance le 28 août 1880 une illumination de son œuvre par des feux de Bengale. La section de Belfort du Club Alpin Français fait graver la dédicace « aux défenseurs de Belfort 1870 – 1871 » sur le socle du Lion grâce aux fonds récoltés par un droit d’accès payant établi en 1890.
La sculpture à peine achevée, l'image du lion inspire, autant comme modèle que comme caricature, des poètes, chansonniers, sculpteurs (tel Max Ernst qui détourne sa figure dans plusieurs lithographies) et est exploitée à des fins publicitaires (carte postale, assiettes, gravures, montres, miniatures, lessives, épiceries). Bartholdi tolère d'abord cette exploitation puis devant la profusion des reproductions à partir de 1898, gagne les procès qu'il intente mais à sa mort, Belfort est devenue la « Cité du Lion » et ne tarde pas à en faire son emblème.
La sculpture est classée monument historique le 20 avril 1931.
Une réplique du Lion de Belfort au tiers, en cuivre martelé, est placée à Paris, place Denfert-Rochereau, et une autre au Square Dorchester de Montréal.
Le Lion a été officiellement inauguré pour son centenaire en 1981, puis surtout le 18 septembre 2011, après deux jours de fête et de reconstitutions devant 45 000 visiteurs, par le maire de Belfort Étienne Butzbach à l'occasion des journées du patrimoine de 2011, qui coïncident avec le cent trentième anniversaire de sa construction. Belfort célébrait également en 2011 le cent quarantième anniversaire de la fin du siège de 1870-1871.
Anecdote
Une légende veut que le logo de Peugeot ait comme origine le Lion de Belfort. Ce logo s'inspire en fait du lion des armoiries comtoises (la famille Peugeot étant originaire de Franche-Comté) et veut symboliser à l'origine les trois qualités des lames de scies Peugeot, résistance, souplesse et vitesse
Puis nous avons continué, malheureusement nous avons du faire demi-tour à cause d'un escalier. Alors nous sommes allés en direction du musée, il se trouve dans la cour de la citadelle, rebelote pas moyen de rentrer, un escalier à nouveau bloquait le passage. Alors on a décidé d'aller dans le fossé de la citadelle au moins-là je pouvais rouler avec mon fauteuil et encore une marche trop haute bloqua ma promenade, ils auraient pu faire un effort, pour le rendre accessible au fauteuil, ce n'est quand même pas la mer à boire!
A part ces petits problèmes, j'ai passé une agréable journée.
La citadelle de Belfort actuelle est une fortification commencée par Vauban, réalisée après 1687. Du fait de l'évolution des pièces d'artillerie au XVIIIe siècle, une partie des ouvrages de Vauban a été très remaniée par le général Haxo : c'est le cas en particulier de l'actuel château, caserne qui a remplacé purement et simplement la caserne créée par Vauban, car celle-ci n'avait pas été conçue et construite pour résister aux bombardements.
La citadelle surplombe la ville depuis un promontoire rocheux calcaire dressé au milieu de la trouée de Belfort. Elle comprend, outre l'ensemble des fortifications et des fossés, une œuvre magistrale sur le flanc Ouest de la caserne Haxo : le Lion de Belfort édifié par Bartholdi en 1880.
On peut se promener gratuitement dans le quatrième fossé ou sur la terrasse panoramique au sommet de l'édifice, ou encore dans l'enceinte de la Tour des Bourgeois, seul vestige du Château médiéval.
La citadelle fait l’objet de multiples protections au titre des monuments historiques: un classement le 23 octobre 1907 (porte Brisach) modifié par un classement le 20 août 1913, un classement le 6 mars 1923 (Ouvrages avancés : bastion avancé B, murs extérieurs et couverture du bastion, mur du rempart et sa couverture allant du bastion B à la porte de Brisach, mur du rempart et sa couverture allant de la porte de Brisach au château, fossés qui complètent le système de défense du XVIIe siècle), une inscription le 13 août 1993 (canal usinier recouvert) et d'un classement le 29 avril 1997 (Ensemble des ouvrages constituant le château et ses fortifications).
En 1226, le site actuel était déjà occupé par un château fort : le château de Belfort-sur-la-Roche qui faisait face à un second château situé sur la colline de la Miotte : le château de Montfort qui fut par la suite abandonné.
Ce château fort a été modifié en citadelle par Gaspard de Champagne, comte de la Suze, en 1636 puis par Vauban et Jacques Tarade entre 1687 et 1703.
Les fortifications ont encore été modifiées par le général Haxo dans les années 1820 ainsi que par Denfert-Rochereau en 1870 puis par Séré de Rivières après le traité de Francfort. C'est ainsi un témoignage des multiples évolutions de la conception d'un ouvrage défensif, un autre exemple en Franche-Comté étant le Fort de Joux.
La citadelle doit sa renommée à la résistance héroïque des Belfortains, menés par le colonel Denfert-Rochereau, durant la guerre franco-prussienne de 1870.
C'est dans le quatrième fossé qu'a été prise la photo dite du fusillé souriant, qui est en réalité un simulacre d'exécution destiné à faire parler le résistant.
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