Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Ma vie avec duchenne

Erreur médicale

Erreur médicale

Stupéfiant ! Je viens de lire un article sur une erreur de diagnostique, Je vous mets l'article.

Une mère et sa fille, domiciliées à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, ont été traitées pendant 7 ans pour une myopathie alors qu'elles n'avaient rien. Une incroyable erreur médicale qui a bouleversé leur vie et pour laquelle elles demandent aujourd'hui réparation.

«Pendant des années nous avons vécu l'enfer, l'inquiétude de voir cette maladie nous dégrader. Notre famille a même failli exploser» rapporte, des larmes dans la voix, Mireille, 45 ans, qui a tout comme sa fille, été traitée pendant 7 ans pour une myopathie mitochondriale dont ni l'une ni l'autre ne souffrait.

La famille vient de saisir la justice pour faire estimer son préjudice après ce mauvais diagnostic du CHU de Nancy.

Le cauchemar de cette famille de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, a commencé il y a 8 ans.

«À l'époque, poursuit Mireille, j'avais 37 ans et j'avais des douleurs intenses et régulières dans les articulations. J'ai alors consulté un médecin et à l'hôpital de Nancy on m'a diagnostiqué myopathie mitochondriale, cette maladie dégénérative effrayante, aux conséquences catastrophiques».

Ce diagnostic va la plonger dans un état de profonde déprime d'autant que ces douleurs ont persisté. «Je me suis coupée du monde. J'ai perdu mon travail et j'ai fini par vivre recluse chez moi en ne voyant plus personne».

Quelques mois plus tard, sa fille, la petite dernière, alors âgée de 8 ans, présente un état de fatigue extrême. «Très inquiète, je me suis alors rendue à l'hôpital, explique Mireille. La myopathie étant une maladie génétique et comme un spécialiste avait diagnostiqué cette affection chez moi, ils ont conclu que la petite souffrait de la même chose et elle a eu quasiment le même traitement que moi».

Mireille était très affectée d'avoir soi-disant transmis sa myopathie à sa fillette. «C'était pour moi une véritable torture psychologique. Je m'en voulais énormément. J'étais tellement au fond du trou que j'ai même demandé à mon compagnon de me quitter, de partir avec les enfants. Je ne voulais pas qu'ils me voient dépérir et je ne voulais pas, non plus, voir ma petite décliner». La gamine, devenue adolescente, était d'ailleurs en conflit avec sa mère l'accusant parfois d'être responsable de tout ça.

Finalement, il y a près d'un an, un nouveau médecin se penche sur le dossier médical de Mireille. «Il m'a annoncé qu'il y avait peut-être eu un raté, que je ne souffrais peut-être pas de cette maladie. Des examens complémentaires ont confirmé qu'il s'agissait bien d'une erreur. Et, c'est pareil pour ma fille. C'est vraiment incroyable et inacceptable», s'indigne la mère de famille.

«Vous vous rendez compte tous ces traitements médicaux très lourds que nous avons pris pour rien. Quels en sont les effets secondaires ?» s'interroge-t-elle.

Pour toutes ces années de souffrance inutile, la famille demande aujourd'hui réparation. Un passage indispensable pour se reconstruire, d'autant que la réaction de l'hôpital l'indigne : «On nous a dit qu'on devait s'estimer heureux de ne pas être myopathe, c'est trop facile», s'emporte Mireille.

La famille compte déposer dans les prochains jours un référé auprès du tribunal administratif. «Je veux faire constater l'erreur qui me semble incontestable, explique ce dernier».

Ce n'est malheureusement pas la seule erreur de diagnostic à laquelle doit faire face le CHU de Nancy. En effet, un quinquagénaire croyant être atteint de la maladie d'Alzheimer a suivi pendant 10 ans des traitements en conséquence, alors que le diagnostic initial, fait en 2004 par cet hôpital, était erroné !

«Je l'ai ressenti comme une catastrophe. Je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose pour ne pas être un légume ni un poids. Mais je n'en ai pas eu le courage» explique le patient qui a porté plainte.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article